Douleur et fièvre
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Déboulonnons cinq mythes à propos de la douleur chez les enfants

« Maman, ...fait mal! ». Est le genre de phrase qu'on ne souhaite pas entendre, car souvent les parents ont plus mal que l'enfant... Sachez faire la différence entre apparences et réalité.

Mythe : En rassurant l'enfant, cela l'aidera à calmer sa douleur.

Réalité : Bien que nous soyons instinctivement portés à le faire, rassurer l'enfant peut avoir pour effet d'accentuer davantage la douleur de l'enfant. Les phrases rassurantes et bien intentionnées de maman ou papa amèneront l'enfant à porter une plus grande attention à sa douleur et à son anxiété – et constituent peut-être une invitation à réagir plus que de raison. L'enfant se dira probablement que quelque chose ne va pas, car « si papa est tellement inquiet qu'il sent le besoin de me rassurer, je dois m'inquiéter moi aussi ». Beaucoup de parents se sont rendu compte que le fait de distraire l'enfant est plus efficace : ils recommandent de lui compter une blague ou de lui parler d'un événement heureux qui s'en vient à grands pas, comme une sortie en famille pendant les Fêtes, un week-end en camping, etc. Prendre de profondes respirations et se relaxer peuvent aussi aider.

 

Mythe : Il ne faut pas dire à l'enfant qu'une procédure médicale telle qu'une piqûre va lui faire mal.

Réalité : Dire la vérité est la meilleure chose à faire. Expliquez à votre enfant que l'aiguille va faire mal un peu, vraiment pas longtemps, et que la douleur va disparaître. Une autre bonne façon d'aborder la chose est de lui dire pourquoi il en est ainsi, s'il vous pose la question (parce que l'aiguille pénètre dans la peau). Restez calme et impassible, car les enfants apprennent à se comporter en observant le comportement et les signaux transmis par le langage corporel des grandes personnes autour d'eux, surtout ceux de leurs parents.

 

Mythe : On ne peut empêcher la douleur découlant d'une piqûre.

Réalité : Les comprimés analgésiques contenant de l'acétaminophène ou de l'ibuprofène peuvent aider à atténuer la douleur causée par l'aiguille d'une seringue. Les médecins recommandent régulièrement un tel analgésique, mais un anesthésique topique (qu'on applique sur la peau) contenant de la lidocaïne peut être appliqué au site d'injection, avant la piqûre; cela pourrait aussi être efficace pour atténuer la douleur. Certains parents aiment en avoir à la maison et en appliquent sur le bras de leur enfant 30-40 minutes avant une piqûre.

 

Mythe : Les enfants vont le faire savoir s'ils ont mal quelque part.

Réalité : Il se peut que les jeunes enfants ne parlent pas de leur douleur, soit parce qu'ils souhaitent être gentils et ne déranger personne, soit parce qu'ils ont peur de devoir aller chez le médecin ou de se faire donner une piqûre. Plus vieux, les enfants éviteront peut-être de parler d'une douleur, de peur de passer pour une mauviette, surtout face à leurs amis ou à leurs frères et sœurs.

 

Mythe : Si votre enfant n'a pas l'air souffrant, c'est qu'il joue la comédie.

Réalité : Les enfants affrontent la douleur de diverses façons. En fait, les enfants qui ont mal à quelque part peuvent agir tout à fait normalement, sans que rien ne paraisse. Au moment de préparer votre enfant pour son départ à l'école, tentez d'évaluer son état en l'observant et en lui posant des questions. Par ailleurs, votre enfant s'amuse peut-être avec ses jeux vidéo pour se distraire (et vous distraire) de la douleur qu'il ressent, au lieu de se mettre au lit et d'avouer qu'il a mal.

Source :
© Soins-santé grand public McNeil, division de Johnson & Johnson Inc. 2010