Prendre en main la douleur chronique
Le cri que vous poussez en vous cognant l'orteil contre le coin du lit est en partie provoqué par la surprise – vous êtes saisi par la maladresse ayant mené à l'accident – mais aussi par la douleur physique réelle ressentie.
Ces réactions émotionnelles et physiques peuvent être beaucoup plus complexes et entremêlées quand la douleur devient chronique et persistante. On parle de douleur chronique lorsque celle-ci dure au-delà du délai normal de guérison pour une blessure ou une lésion, généralement plus de 1 à 3 mois. Des millions de personnes sont aux prises avec une douleur chronique causée soit par une maladie, comme le cancer ou l'arthrite, soit par des lésions nerveuses ou des blessures.
Si vous pensez souffrir d'une douleur chronique, vous devriez obtenir de l'aide. Votre médecin pourrait vous prescrire un analgésique pour soulager la douleur ou vous recommander la rétroaction biologique, la physiothérapie ou la thérapie cognitivo-comportementale. Si vous souffrez de douleur en ce moment, il y a des mesures que vous pouvez prendre en ce moment pour rendre votre expérience avec la douleur... un peu moins douloureuse.
Reconnaître votre douleur
L'anxiété et la peur peuvent intensifier la douleur. Prenez une minute pour identifier votre douleur. Acceptez-la. Donnez-lui un nom. Attribuez-lui un numéro. Évaluez votre douleur sur une échelle de 1 à 10. Déterminez ses effets sur votre vie de tous les jours en termes de temps et d'anxiété – a-t-elle un impact faible ou nul, ou vous oblige-t-elle à rester allongé?
Dans les cas de douleur chronique, les médicaments en vente libre comme Tylenol® (acétaminophène) ou Motrin® (ibuprofène) peuvent offrir un soulagement de courte durée. Votre médecin pourrait aussi vous recommander un analgésique d'ordonnance. Essayez de tenir un journal de la douleur et d'y consigner le médicament que vous avez pris, le moment, ainsi que ses effets sur votre douleur. Vous en remarquerez alors les facteurs déclenchants.
Faire appel à l'auto-traitement
Après vous être cogné l'orteil, vous allez peut-être boitiller pendant quelque temps par crainte de réveiller la douleur. La même réaction défensive peut s'installer dans le cas d'une douleur chronique. En effet, lorsque nous avons mal dans une certaine partie du corps, nous sommes portés à l'utiliser moins, ou nos muscles deviennent tendus autour de la région douloureuse comme s'ils formaient un rempart pour la protéger. Cette réaction peut accentuer la douleur et endommager davantage la région touchée.
De temps en temps, arrêtez-vous pour écouter attentivement votre corps. Ressentez-vous une tension musculaire? Évitez-vous d'utiliser cette partie du corps? Si vous l'évitez – et que vous pouvez l'utiliser – prenez le temps de la soigner. Des mouvements légers ou un massage doux pourraient atténuer la douleur et renforcer les muscles dans la région touchée. Essayez des étirements lents ou le yoga réparateur pour relâcher la tension musculaire. Et ne craignez pas de prendre des médicaments pour soulager votre douleur; cela vous permettra de vaquer à vos activités normales.
N'oubliez jamais le lien corps-esprit quand il s'agit de prendre en charge la douleur. L'esprit joue un rôle très déterminant dans notre réponse à la douleur physique. Vous pouvez avoir recours à des techniques de relaxation, comme les exercices de respiration, l'hypnose ou la simple méditation, pour donner à votre esprit un moment de paix et de répit.
Comprendre et accepter votre douleur vous permettront de l'apprivoiser; elle ne deviendra probablement pas votre alliée, mais elle ne vous effrayera plus autant.